Les publications de Jacques Lamontellerie
sur St Ciers du Taillon

 

Depuis plusieurs années, Jacques Lamontellerie publie de nombreux articles sur l'Histoire de St Ciers.
Il relate, d'autre part, avec une grande érudition la vie de certains natifs de ce bourg qui ont connu à différentes époques une destinée extra-ordinaire; certains ont joué un rôle non négligeable dans la vie de leur pays, d'autres sont allés dans des contrées lointaines fonder des dynasties aux noms "bien de chez nous".

Il conte avec finesse moultes anecdotes qu'il a vécues ou qui lui ont été rapportées par les anciens de la communne.

Il publiait, jusqu'à ce jour, ses articles dans le bulletin municipal " L'Echo Taillonnais " ; il a bien voulu en faire profiter le plus grand nombre en autorisant également leur parution sur ce site.

 


Alain Bugeaud
(1672-1708)


le curé, la viande et le poisson

Pierre Vinet


Double crime
(décembre 1907)
   

 

Jacques LAMONTELLERIE

Né le 20 Décembre 1923 à TOURS (37), d'un père cheminot et d'une mère institutrice, Jacques LAMONTELLERIE est devenu Taillonnais en Juillet 1924, le jour où son père l'a confié à sa soeur Marie, l'épouse de Justin SIMON, garagiste à St Ciers du Taillon.

Certificat d'Etudes Primaires à St Ciers, Etudes Secondaires au Collège Emile Zola de Royan, Baccalauréat à Paris où il rejoint ses parents et ses trois frères.
Pendant l' Occupation son père le fait entrer à la S.N.C.F, Réseau Paris St Lazare à l'Exploitation, ce service étant dispensé, par les Autorités Allemandes, du S.T.O. (Service du Travail Obligatoire) en Allemagne.
Militaire après la Libération,. Appelé le 28 Février 1945, démobilisé le 26 Mars 1946. En affectation au Camp du Ruchard (Indre et Loire) lors de l' Armistice du 8 Mai, il doit à cette proximité de participer au Défilé de la Victoire, dans sa ville natale.

1947 - La France est en pleine reconstruction de sa Flotte Marchande. Il entre à Paris à la Direction Commerciale de la Cie Gle Transatlantique (qui plus tard exploitera le Paquebot "FRANCE") et y fera carrière.

Novembre 1947 à début 1948 - Grèves de grande ampleur en France, en particulier dans les mines.
Elles se déroulent dans une atmosphère d'émeute et de guerre civile. Jules moch, ministre de d'Intérieur du Cainet de Robert SCHUMAN, devra prendre des mesures répressives pour maintenir l'ordre. Il envoie la Police les C.R.S. et l' Armée contre les grévistes du Nord.
A Paris, convocation de certains réservistes. Plusieurs des anciens appelés, dont Jacques lamontellerie, ne se sentent pas concernés par une répression qui fait partie du métier des forces de l'ordre. Leur conscience se révolte à la pensée que l'on pourrait les utiliser dans uns telle action dirigée contre des civils. Ils ne se présentent pas à la Gendarmerie. L'Armée les déclare "insoumis" dans leur dossier militaire. La plupar d'entre eux ne l'ont jamais su car il n'y eut pas, semble-t'il, d'autre suite.

Jacques LAMONTELLERIE, systématiquement, passa ses congés à St Ciers du Taillon.

1948/1949 - En poste à Bordeaux, il y venait chaque quinzaine pour un week-end complet. Heureux temps où il existait une liaison Roan-Bordeaux assurée par un service de cars qui s'arrêtaient à St Ciers.

Taillonnais dans l'âme, il eut à ce titre, même loin, des instants de vrai bonheur. C'est ainsi qu'en Mars 1956, Pointe à Pitre, où il venait d'être nommé, une surprise et une grande joie l'attendaient à son débarquement du paquebot "Antilles". Il fut accueilli sur le quai par une Taillonnaise. Elle s'appelait Paulette POIRIER. Son père était maréchal-ferrand au 24 de l'avenue de la République. Elle se trouvait là avec son mari M. PAGES, receveur des PTT. Il se sont régulièrement revus pendant leur séjour en Guadeloupe.

Le moment le plus difficile de la carrière de Jacques LAMONTELLERIE fut lorsqu'il avait été envoyé en mission à Alger, pendant tout l'été 1962. Après y avoir vécu le départ précipité des Français d'Algérie, il était encore là-bas le jour de l'Indépendance et quelques jours après. Des combats de rue, pour le Pouvoir, se déroulaient entre Algériens dans le centre d'Alger où il résidait. Un soir, en regagnant son domicile, il s'y trouva directement mêlé. Une chance pour lui d'avoir pu s'en sortir indemne.
Pour la petite histoire, tout près d'ci, il y avait une pharmacie. Elle avant appartenu à un pharmacien de St Ciers du Taillon, il s'appellait RONDONI.

1978 - Licenciement économique à la Cie Gle Maritime (fusion TRANSATLANTIQUE/MESSAGERIES MARITIMES).Atteint par cette mesure, Jacques LAMONTELLERIE, cadre commercial à Paris, est mis en retraite anticipée le 1er Juillet 1979.
Il partage d'abord son temps entre Paris et St Ciers.

Il se retire définitivement en Mars 1994 à St Ciers du Taillon.

Jacques LAMONTELLERIE tient la rubrique "Page d'Histoire" dans le Bulletin Municipal, l'Echo Taillonnais, depuis le Printemps 1996.